Exposition temporaire | 21 juin - 27 octobre 2019

Visages de Théodore de Bèze

Montaigne le tenait pour un fin lettré ; Catherine de Médicis recherchait sa compagnie. Quant au Roi de France Henri IV, il s’inquiétait de ses critiques… Théodore de Bèze occupa un rôle de premier plan dans la France du 16ème siècle. Mais le natif de Vézelay en 1519 fut aussi le grand architecte de la Réforme à Genève et en Europe, après la disparition de Calvin qu’il admirait par-dessus tous. Auteur de 400 ouvrages, traducteur infatigable de la Bible, poète à ses heures et prédicateur à succès – il prêcha devant 6000 personnes à Paris –, Théodore de Bèze représente une des figures les plus importantes du protestantisme après les générations de Luther, Zwingli et Calvin.

Le Musée international de la Réforme célèbre en 2019 le 500ème anniversaire de sa naissance en exposant dans son prestigieux salon un échantillon représentatif et original de témoignages liés à sa personne : entre autres ses célèbres Icônes de la Réforme, un poème érotique de jeunesse, un écrit politique coédité avec le Prince de Machiavel, une lettre de la main d’Henry IV, le fameux portrait anonyme du Réformateur en jeune homme ou encore la célèbre huile sur toile réalisée par Ferdinand Hodler en 1884 montrant Calvin et les professeurs dans la cour du Collège de Genève. Au total, 30 œuvres présentant Théodore de Bèze comme poète, penseur, pédagogue et diplomate, un grand Réformateur qui fut également un grand Genevois, premier recteur de l’Académie qu’il fonda avec Calvin, modérateur de la Compagnie des pasteurs pendant 15 ans et témoin de l’Escalade en 1602 dont il traversa la nuit en dormant paisiblement…

Enseveli dans les sous-sols de l’ancien cloître sur lequel s’élève aujourd’hui le MIR, Théodore de Bèze y reprend vie pour que s’éclairent quelques pages décisives de l’histoire de la Réforme, de Genève et de l’Europe.

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Pour aller plus loin :
consultez la page consacrée à Théodore de Bèze sur le site de la Bibliothèque de Genève.